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Ghana - Kumasi


de Africateam, 11-05-2006

Toujours au Ghana


Jeudi 4 mai 2006, 14151 kms
Nous pensions avoir pris suffisamment de précautions en mettant nos caisses de nourriture sur la galerie de toit. Mais ces satanés rongeurs n’ont pas froids au yeux, on retrouve encore des mangues et des avocats entamés. On ne sait toujours pas comment ils arrivent à monter.
Nous continuons nos démarches administratives. Nous connaissons maintenant le coup du voyage et des frais logistiques de départ au Ghana. Le prix est correct. Seulement, l’inconnu, ce sont les frais à Durban. Il semble que tout le monde tente de se rincer lors d’une opération comme celle-ci. Des faux frais nous arrivent de partout et font doubler la facture. Après une séance cybercafé pour essayer d’arranger ça avec nos transporteurs et logisticiens, nous quittons Accra, la nuit déjà tombée, vers Kumasi. La route est un enfer. Un bordel innommable. Conduire de nuit en Afrique peut vraiment être fatal. Epuisé et le morale à zéro, on tente de trouver un coin de brousse libre pour bivouaquer mais la brousse est trop denses, ou occupés. Seul solution, demander à un habitant de nous laisser dormir devant chez lui. On s’arrête donc sur la route devant une maison, et partons dans le noir complet pour rencontrer le chef de famille. Ils étaient déjà alerter par la voiture garer devant chez eux, suffisamment inhabituel pour éveiller toute la famille. Je leur demande si nous pouvons garer la voiture dans leur cour pour la nuit, ils acceptent avec plaisir. Et nous passons une nuit horrible rythmé par le bruit incessant des camion et des bus qui roulent à fond à 10 mètres de nous, mais chez des gens adorables, dévoués et comme souvent au Ghana : « peaceful » ! La construction de cette maison à quelques mètres d’un axe routier très utilisé, alors qu’il y a de la place partout, nous paraît être une aberration, surtout pour tous les petits enfants qui courent partout mais qui ne s’entendent pas toujours parlé. Mais je crois que eux sont très heureux d’avoir une maison. Ce sont justes nos yeux occidentaux qui nous empêchent de voir les choses comme eux.

Vendredi 05 mai 2006, 14341 kms
Est-ce possible de passer une nuit aussi mauvaise que celle-ci ? A seulement quelques mètres de la route, les camions qui passent à toute vitesse sont tellement présents qu’ils entrent dans nos rêves. Alex et moi sommes pris de crises de délire, croyant qu’un camion nous fonce dessus. Rajouté à cela les problèmes intestinaux, et vous avez le parfait cocktail pour se réveiller HS.
Après le traditionnel échange d’adresse et de numéro de tel, nous quittons nos hôtes. Nous visons aujourd’hui Kumasi, qui était l’ancienne capitale du Ghana, à l’époque de l’empire Ashanti. Certains disent que c’est la ville la plus intéressante du Ghana, la plus « ghanéenne », ou encore que si on n’a pas vu Kumasi, on n’a pas vu le Ghana. En attendant de faire les touristes, on s’arrête en chemin dans une station Total pour faire une toilette mécanique au Def. Vidange et changements des filtres à huile. Notre fidèle monture se retrouve une nouvelle jeunesse.
En arrivant à Kumasi, on se plante dans les traditionnels embouteillages. Puis on prend une ambulance en filature. Je me sens toujours fébrile, et je pense que la petite ukrainienne de l’hôpital de Téma est passée à côté de son diagnostic. Nous suivons donc cette ambulance qui nous amène tranquillement au principal hôpital de la ville. Encore une fois l’attente est longue. Il est déjà tard, il fait nuit quand le médecin me reçoit. Il n’a pas vraiment de diagnostic et préconise analyse de sang, de selles et d’urines. Mais les résultats ne seront que dispo demain. On installe donc notre bivouac, comme des gens du voyage, sur le parking de l’hôpital. Nous voulons la jouer discret, mais le gardien vient nous voir. A notre grand étonnement il nous rassure en nous disant qu’on peut rester là , et qu’il surveillera notre voiture.
Une journée d’attente à ne rien faire, ça donne fin ! On part donc se faire un Kumasi by foot by night. On mange en pleine rue pour deux sous un très bon plat de riz. Puis on se laisse entraîner par le rythme de la rue en prenant une bière. La rue est ici vraiment sonore, la musique crachée par les bars est vraiment très forte. Ca fait presque mal, on se demande s’ils ne font pas des compétitions de son pour attirer le chaland. Les taxis klaxonnent sans cesse pour annoncer qu’ils sont vides. Et certains passants traversent la route, avec une démarche cadencée par la musique. Ils ont le rythme ces africains.
Vient l’heure de rentrer à la maison, au parking quoi. Et c’est une pluie tropicale qui s’abat sur nous. Le Def qui ne veut pas être étanche, nous protège difficilement des agressions du ciel. La pluie rentre par les joints des portes, et des petites flaques d’eau se forment au niveau des passages de pieds…

samedi 6 mai 2006, 14610kms
Réveil, petit dej, et douche improvisée toujours sur le parking de l’hôpital, devant un flot continu de ghanéens qui passent devant nous et que nous faisons semblant d’ignorer. Je range la voiture pendant que Bertrand s’en va faire son analyse de selles et récupérer les résultats de son analyse de sang. Il me revient 1 heure après furieux. On lui a demandé de se débrouiller pour se fournir les récipients dans lesquelles on met les échantillons de selles. On lui a dit que des bouteilles d’eau feraient l’affaire. Bertrand s’applique donc à remplir une bouteille des ses selles et une autre de son urine, caché derrière un des bâtiments de l’hôpital, leurs toilettes étant trop insalubres. Il repart avec ses deux bouteilles à la main, et je l’accompagne pour assister à cette merveille d’organisation qu’est un hôpital africain. Il faut dire que les nôtres ne sont pas toujours mieux. On arrive donc devant la porte du laboratoire mais le gardien refuse de nous laisser rentrer. On devra attendre que tous les locaux passent. Puis Bertrand rentre et présente ses bouteilles. Les gens du laboratoire se braquent et refusent catégoriquement, choqués par ce genre d’échantillons. Devant les deux bouteilles posés sur la table du labo, commence une discussion très engagée un peu ridicule, sous les yeux de celui qui avait dit à Bertrand que des bouteilles suffiraient, mais qui maintenant nie devant ces collègues pour ne pas perdre la face. Ce n’est pas la première fois qu’on remarque à quel point il leur est difficile d’avouer leur tort et de perdre la face devant des proches, des amies ou des collègues. On fournit finalement à Bertrand deux petits flacons, il s’en va faire ces transvasements un peu plus loin puis les leur remets. D’un ton toujours très désagréable, on nous fait sortir du labo, et fait attendre les derniers pour avoir les résultats. Il faut maintenant attendre le médecin pour l’analyse des résultats de sang et selles. Une fois notre tour arrivée, on apprend soulagé que les analyses ne montrent que de bonnes choses, pas de malaria apparentes et pas d’amibes (parasites violents et coriaces qui abîment le foie. Le médecin prescrit simplement à Bertrand des sels de réhydratation, pour compenser les nombreuses diarrhées. Nous repartons vers le nord, en direction de Tamale et du parc national Mole que nous n’attendrons que demain compte tenu de la lente progression (due au trafic et au mauvais état des routes).


Dimanche 07 mai 2006, 14807 kms
La nuit a été agitée, surtout sur le plan digestif. En plus, certains moustiques trop voraces ont réussi à passer le filet de la moustiquaire et se jeter sur nous. Ils se sont gavés mais n’ont pas réussi à retrouver le chemin de la sortie. Résultat, alourdis par le sang qu’ils portent, ils volent mal et sont pour nous une proie facile au matin. On a les mains rouges de sang après en avoir éclaté une petite dizaine.
Nous arrivons en début d’après-midi à la Mole Game Reserve, raison principale pour laquelle nous sommes montés si au Nord du pays. Cette réserve d’animaux est parait-il extraordinaire. Les hollandais que l’on avait rencontrés à Marrakech nous avaient recommandé cette visite en première place sur la priority list, après 5 mois de voyage en Afrique de l’ouest. Plutôt que de dormir dans le bush, on s’offre une petite chambrée au Motel du parc, le Mole Motel. C’est en fait le principal lieu d’hébergement du parc, on y est très bien. Première chose, on se jette dans la piscine. Des babouins nullement apeurés marchent autour de la piscine pendant que l’on fait nos longueurs…Il y a peu de touristes, seuls quelques bataves et une dizaine d’anglais qui traversent courageusement l’Afrique à motos remplissent le motel.
On a deux options pour visiter le parc. Soit on part à pieds, et là on fait moins de chemin mais on peut approcher les animaux de plus près. Soit on prend la voiture, et dans ce cas on peut s’enfoncer davantage dans le parc, et croiser d’autres animaux, comme les buffles qui ne s’aventurent pas dans les environs du motel. Dans les deux cas un guide armé est obligatoire pour la visite. Nous préfèrerions naviguer seuls, mais certains animaux comme l’éléphant ou le buffle peuvent charger et courent plus vite que nous. Nous décidons de commencer par l’option à pieds. Le guide qui doit nous accompagner fait preuve de nonchalance. C’est l’après-midi, le soleil cogne, il aurait clairement préféré faire la visite en voiture, c'est-à-dire le Def. En deux heures de marche dans le parc nous verrons plusieurs sortes d’antilopes, des singes, des oiseaux, des phacochères, un crocodile. Mais le plus impressionnant fut la rencontre avec un groupe de 4 éléphants. Ceux-ci ne sont pas apeurés à la vue de l’homme. Il faut donc ne pas s’approcher à moins de 50 mètres, sinon ils pourraient charger. C’est moins évident de voir 4 éléphants sans aucune barrière, dans leur milieu naturel, que d’en voir un seul spécimen, en cage dans un zoo. Ils pèsent 6 tonnes, mangent 300 kilos de végétaux et boivent de 150 à 300 litres d’eau par jour. Nous restons presque30 minutes à les suivre, les observer arracher tout pour manger et tracer leur route.
Nous dînons ce soir le long de la piscine. Au menu, que du local : igname avec viande de bœuf dans une préparation à l’huile de palme, arrosée par une bonne bière ghanéenne. On est comme des rois. Demain le réveil va sonner tôt, il faut debout de bonne heure pour apercevoir les animaux qui sortent au lever du jour.

lundi 8 mai 2006, 15000kms
Juste le temps d’avaler un rapide petit déjeuner sur le capot du def et nous voilà parti vers la brousse, moi et un guide armé à l’intérieure et Bertrand sur le toit. On roule à travers la végétation rendue splendide par le soleil. C’est un régal de conduire sur ces pistes. Pour l’instant, on ne voit pas beaucoup plus d’animaux qu’hier. On observe plusieurs sortes d’antilopes, des singes et des phacochères, puis un éléphant, puis deux, puis quatre. On arrête la voiture pour marcher plus profondément dans la végétation en espérant voir des buffles ou d’autres animaux plus rares. On n’en verra malheureusement pas de nouveau, juste de quoi observer de grosses termitières et d’énormes fourmilières, des traces de pas de hyènes de cette nuit et des terriers de je ne sais pas trop quoi (le guide parle tellement mal anglais qu’on le comprend à peine). On retourne donc bredouille à la voiture et repartons vers un autre endroit de la réserve. Sur la route, des dizaines d’antilopes nous passent sous le nez. De près, leur vitesse et leurs sauts sont impressionnants, d’ailleurs leur seule défense contre leurs prédateurs. On se dirige vers une zone de crocodile, mais on s’arrête devant quelques éléphants qui nous barrent le passage. On gare la voiture plus loin et continuons à pied. D’un seul coup tout devient plus sport. Un éléphant, que nous surprenons entrain de prendre sa douche en s’arrosant de boue avec sa trompe, ne semble pas ravi de nous voir. Notre guide charge son fusil et arme par précaution, on attend, on se décale pour le laisser passer en gardant une marge de plusieurs dizaines de mètres de sécurité. Il s’en va, on peut continuer, toujours à la recherche de crocodiles. Puis d’un seul coup entre deux arbres surgit un éléphant tout noir (leur couleur quant ils sortent de l’eau). Nous somme surpris et beaucoup trop près de lui. Commence un impressionnant duel de regards, sauf que nous nous n’avions pas du tout l’intention de le provoquer ni la prétention de l’affronter. L’éléphant, lui, pense qu’il en est autrement. Il commence à s’avancer vers nous d’un air furieux. Le guide réarme son fusil, semble paniqué un peu, nous ordonne de reculer lentement derrière lui, mais sans courir. Si on court, l’éléphant charge et s’en est fini de nos petites têtes blondes. A ce moment précis, notre cœur est dans la zone rouge, on se demande vraiment pourquoi on est venu ici compte tenu des risques, on se sent minuscules à côté des 6 tonnes du mastodontes en face. On essaye de se raisonner en se disant que le fusil du guide est là pour quelque chose, un coup de feu en l’air doit suffire à faire partir l’éléphant. Mais l’attitude du guide n’est pas du tout rassurante, il manque de trébucher en reculant avec son fusil, l’éléphant se rapproche vers nous. Un bel arbre nous sépare de lui, s’il passe à gauche, c’est pour nous, s’il passe à droite, on peut espérer qu’il a d’autres chats à fouetter. Le guide est à deux doigts de tirer, crispés sur son fusil, puis en reculant, on se rend compte qu’un autre éléphant se trouve à quinze mètres derrière nuit. C’est le moment que choisi le guide pour nous dire que les éléphants n’aiment pas le blanc, comme par exemple celui de nos deux T-shirt tout beau tout propres. Le guide nous demande expressément de marche vite mais calmement en changeant de trajectoire, il assure nos arrières en ne quittant pas d’un seul œil les éléphants. On passe finalement plusieurs arbres, qui nous cachent des éléphants, suffisamment pour leur faire comprendre que nous ne sommes pas une menace. L’adrénaline redescend, le guide semble souffler un peu aussi. En reculant, nous sommes arrivé à quelque smètres d’un plan d’eau où se trouve des crocodiles. Mais eux ont peur des hommes. Quelques gerbes d’eau rapides quand on tourne nos têtes vers l’eau et les voilà tous au fond en train de nager tranquillement. Pas la peine d’attendre qu’ils reviennent, ils peuvent rester très longtemps sous l’eau sans refaire surface. On retourne à la voiture, prudent puisque c’est le chemin des éléphants de tout à leur, puis rentrons au camp. Assez d’émotions pour cette fois. Une fois le guide payé (ils essayent de nous avoir sur le prix, ces saligots), on pique une tête dans la piscine, on règle la chambre et le restaurant, saluons les motards qui se reposent, remplissons nos réserves d’eau puis reprenons la routes vers l’ouest, tout près de la frontière avec la côte d’Ivoire. Une centaine de kilomètres de pistes plus loin, on se pose dans la brousse pour un bivouac, chaud humide et bourré de moustiques voraces. Nous sommes en colère, parce qu’aucun des locaux que nous croisons des les derniers villages ne peut nous indiquer l’entrée du Bui National Park, un autre parc qui borde leur village. Ils ne semblent même pas connaître ce parc. Puis l’atmosphère collante et oppressante de ce bivouac n’arrange rien. Des hommes jouent à cache cache avec nous en nous observant de loin derrière les arbres.


Mardi 09 Mai 2006, 15121 Kms
Pour une fois que la nuit est presque bonne, il faut le souligner. Nous avons craint la pluie, mais elle n’est pas venue. C’est un peu la loterie, car en saison des pluies, des vrais rideaux peuvent s’abattre à tout instant. Mais la transition avec la saison sèche n’est pas encore terminée, pour l’instant nous sommes assez épargnés.
Nous nous mettons en quête d’un deuxième parc animalier, le Bui National Park. Il n’est pas très loin du Mole, il a l’air grand, et portant on n’en parle pas dans notre guide. Lorsque l’on voit un panneau qui l’indique sur la route, nous suivons la direction. Nous arrivons rapidement sur un camp de base, en mauvais état et qui semble abandonné (nous apprendrons plus tard qu’il ne l’est pas). On se dit que ce parc est peut-être fermé aux touristes. On est tout de même résolus à voir des animaux, alors on s’enfonce dans un chemin du parc. On croise quelques singes. Quand la voiture est bloquée par la végétation, nous marchons. Nous apercevons des traces fraîches de pattes, qui ressemblent à celles que nous avait décrit le guide du Mole comme des traces de buffles. Nous ne sommes pas armés et préférons rebrousser chemin. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, nous sommes nez à nez avec un nouveau panneau indiquant le parc. Nous roulons 1 heure dans un magnifique décor, entre des montagnes recouvertes d’arbres denses, pour arriver à l’entrée du parc. Même si le Bui vit en partie de fonds accordés par une NGO britannique, on sent bien que ce n’est pas aussi grand et développé que le Mole. La principale attraction sont les hippos.
Comme nous cherchons un plan randonnée et que l’administration du parc ne veut pas nous laisser entrer sans guide, nous décidons de contourner le parc. Nous préparons nos sacs, laissons le Def devant l’administration du parc et nous nous mettons en route, tout excités à l’idée de troquer la voiture pour un plan sportif/nature. Nous commençons par escalader un petit mont qui est réputé pour donner une magnifique vue sur la région au moment du coucher du soleil. On nous dit qu’on peut camper là haut. Mais il est clairement impossible de planter une tente sur les versants rocailleux du mont, nous continuons donc notre chemin avant que le soleil nous abandonne. Nous marchons à travers des hautes herbes, croisons une grosse araignée accrochée à sa toile, traversons des champs de manioc et des plantations de bois de tek avant d’arriver sur un espace plat où nous posons nos gros sacs de scout.
L’endroit est parfait pour passer une nuit dans le bush. Seul hic, nous sommes attaqués par une armée de piqueurs invisibles. Ca pique, ça gratte, des dizaines de tâches rouges apparaissent sur nous mais on n’arrive pas à trouver le coupable. On s’allume un feu en se disant que ça pourra les repousser. Ca fait son effet et c’est aussi tellement convivial de squatter la nuit, en pleine forêt, devant un brasier. On se prendrait pour un trapeur, mais avec le GPS et le tel satellite…Nous enfilons une baguette à la vache qui rit et aux sardines, quelques gâteaux secs, une noix de coco. Et au lit.

mercredi 10 mai 2006, 15329kms
ahhhrrg, rien que dit repenser ça me démange encore. J’ai passé toute la nuit éveillé à me gratter comme un idiot, impossible de résister à toutes ces piqûres. Quelques unes, ça va, c’est un simple exercice de volonté, on attend que ça passe. Mais la mon corps est recouvert de piqûres d’insectes, facilement plus de 100 piqûres, principalement sur les chevilles, les jambes, les mains, les bras, et une cinquantaine dans le dos. Donc le moindre mouvement réveille une piqûre. Complètement impossible de trouver le sommeil, je n’attends qu’une chose, c’est que le soleil se lève pour sortir de la tente et lever le camp. On prend un rapide petit déjeuner, enfin, avec ce que les fourmis ont bien voulu nous laisser de notre petit sac de nourriture, devant un feu encore fumant. Puis on reprend notre marche, trempé de sueur. Mais on marche avec le sourire dans cette végétation luxuriante. Nous arrivons quelques heures après à la voiture, un peu épuisé. Les gens du parc nous ont cherché hier soir, comme nous devions rester sur le haut du mont, ils nous ont cru perdus. Nous reprenons la route vers le sud. Après une heure de route digne d’une spéciale de rallye, on arrive sur le goudron principal, continuons un peu et puis on se pose plutôt que prévu pour se reposer, se laver, et souffrir tranquillement de toutes ces démangeaisons qui ne s’arrêtent jamais.

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